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Labraunda

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    La visite commence par les deux entrées officielles du site : les Propylées Sud (n°1) et les Propylées Est (n°5). Entre ces Propylées se trouve le petit Bâtiment Dorique (n°2) qui devait héberger une fontaine ou un puits couvert. Là se trouvent également les vestiges des Thermes Est et de l’Église Est (n°3). Le Bâtiment Hypostyle (n°6) se situe au sud-est de l’église, dans l’angle sud-est du mur de temenos. À l’opposé des Propylées Sud se trouve un mur (n°7) haut de 7 m avec trois grandes ouvertures donnant sur des pièces rectangulaires. Son identification reste incertaine. À gauche de ce mur, un escalier de 12 m de large mène aux terrasses supérieures.

La visite virtuelle proposée ici donne une idée rapide du site. Les numéros des monuments dans cette description se retrouvent sur la carte du site de Labraunda. Une description plus détaillée de chaque bâtiment est disponible dans les sections suivantes, Les vestiges.

Une tour-ruche proche de la route. Ces tours, érigées dans des temps récents, protégeaient les ruches des ours.

    Votre parcours à Labraunda peut être complété par une visite des ruines éparses du stade situé à environ 300m au sud-ouest de l’Andron A. Il vous suffit de suivre, en direction de l’Ouest, le long du chemin qui court immédiatement au-dessus de la terrasse du temple sur 200m, puis de continuer vers le Sud-Ouest le long d’un chemin droit en bas de la pente pour atteindre l’extrémité occidentale du stade. Ce dernier peut également être atteint depuis la route principale menant à Labraunda. Un peu plus de 300m à l’ouest de l’entrée du site, un large chemin pierreux mène après 100m au centre du stade.

Le mur nord de la zone des propylées (n°7)

vu depuis le sud.

       Au débouché de cet escalier monumental, la visite continue sur la terrasse médiane laquelle est bordée au nord par un mur de soutènement, au centre duquel se trouve une fontaine (la fontaine du mur de terrasse médian ou Well House, n°12) reconnaissable à ses trois colonnes basses insérées dans la façade dudit mur. À l’extrémité ouest de cette terrasse, on aperçoit l’Andron B (n°8) qui était utilisé pour des banquets rituels lors des fêtes sacrées. En contrebas de l’Andron B, au sud, se trouve ledit Andron C (n°9), dont la fonction reste incertaine, et les ruines non explorées des Thermes Sud (n°10) qui dateraient entre le 2e et le 4e s. ap. J.-C.  À droite de l’Andron B se trouvent quelques marches qui, par un passage le long du côté nord de l’Andron B, mènent aux magasins de la terrasse du temple (Terrace Houses, n°11), une série de pièces dont la fonction reste incertaine, mais qui est aujourd’hui utilisé comme dépôt de matériel. À l’ouest de ce petit complexe, un escalier étroit construit en 1960 permet d’accéder à l’Andron A et aux autres constructions de la terrasse du temple.

Andron B vu de l’Est. Deux tambours de colonnes montrent la position de la façade. La fenêtre conservée appartient à la partie gauche du mur d’entrée.

    Avant de poursuivre vers la terrasse du temple, il est recommandé de revenir sur ses pas et de repartir vers l’Est en longeant le côté nord de l’Andron B, pour visiter la Stoa Est (n°13) située à l’extrémité orientale du sanctuaire. Cette stoa était dotée d’une façade à 17 colonnes, derrière lesquelles s’ouvraient 6 salles à manger spacieuses pour des participants importants lors des fêtes sacrificielles.


En revenant de la Stoa Est vers l’Andron B, l’approche de la terrasse du temple est idéale. Sur la terrasse du bassin à colonnade dorique, une rangée de colonnes en gneiss est visible, elle appartenait à la façade sud de deux stoas romaines (n°14). Vous pouvez également admirer dans ce secteur les superbes murs de terrasse bien conservés et leur appareil témoignant de la grande maîtrise des ouvriers et des architectes ayant œuvré à Labraunda.


   Avant d’entrer sur la terrasse du temple, vous pouvez en quelques pas atteindre la petite Fontaine du Rocher (n°15) et vous abreuver de son eau claire. Elle est située sous le gigantesque rocher fendu qui, selon la légende, peut être à l’origine de l’établissement du culte au dieu du ciel carien, Zeus par traduction, à Labraunda. À l’extrémité orientale de la terrasse du temple, proche de la fontaine du rocher, une construction à deux pièces, partiellement fouillée et dont la fonction est incertaine, est visible. Il pourrait s’agir d’une autre fontaine. La terrasse du temple qui se poursuit à l’ouest est bordée au nord par la Stoa Nord (n°16). Elle date en l’état du 2e s. ap. J.-C., mais le bâtiment original date de l’époque de Mausole c’est-à-dire autour du milieu du 4e s. av. J.-C.  Seule la façade de la stoa a été fouillée. Des stoas semblables et datables de la même époque bordent également les côtés sud et sont de la terrasse du temple. Leurs marbres, et notamment des fragments d’entablement, sont toujours observables dans le secteur.

À l’extrémité ouest de cet espace ouvert, on peut encore voir les bases de plusieurs statues alignées ainsi que les vestiges du temple de Zeus du 4e s. av. J.-C.  (n°17). Seules les fondations, une partie des marches en marbre (Krepis) et le sol du temple sont encore in situ. Les tambours de colonne marquent son périmètre, mais ne sont pas dans leur position originale. En poursuivant derrière le temple, vous pouvez ensuite visiter les Oikoi (n°18), une construction de deux pièces avec quatre colonnes en façade.

La terrasse du temple vue de l’est. Au premier plan une exèdre et une colonne de la Stoa Nord ;

à l’arrière-plan le temple de Zeus entouré par des tambours de colonnes, avec l’Andron A

en arrière plan.

Il peut être interprété comme un trésor, un type de bâtiment courant dans les grands sanctuaires et prévu pour accueillir les offrandes précieuses. À sa gauche se tient le bâtiment le mieux conservé du site, l’Andron A (n°19) qui, jusqu’au début des fouilles suédoises en 1948 était interprété comme étant le temple de Zeus.

En revenant à la Fontaine du Rocher, sous la pierre fendue, vous pouvez monter la pente jusqu’à la Tombe Monumentale (n°20), laquelle a probablement été construite dans la seconde moitié du 4e s. ou au cours de l’époque hellénistique. De là, il est possible de poursuivre l’ascension jusqu’au sommet de la colline et visiter les ruines de l’impressionnante Acropole Fortifiée. Cette forteresse fut probablement construite sous le règne de Mausole avant de subir d’importants remaniements à l’époque hellénistique. Au-delà de la visite de la forteresse, vos efforts seront récompensés par la vue à couper le souffle du site, de la vallée de Mylasa et jusqu’à la baie d’Iasos.

La rocher fendue vu de l’ouest. Les traces à son sommet sont des entailles destinées à recevoir des blocs de pierre rectangulaires et qui devaient appartenir à une petite tour couronnant autrefois la partie ouest du rocher.

Vue de la maçonnerie du Stade à son extrémité ouest

Aux deux extrémités les blocs de départ (starting-block) sont conservés, mais il n’est pas facile de les identifier puisqu’ils se trouvent sens dessus dessous. C’est cependant le seul stade en Anatolie où les starting-blocks ont été retrouvés aux deux extrémités de la piste. La distance entre les starting-blocks est très légèrement supérieure à 170 m, mais la distance reste approximative.


En revenant à la route principale et en poursuivant sur 100 m vers l’Ouest, vous pouvez voir sur la gauche de la route, derrière un mur de berger d’un mètre de haut, la partie la mieux conservée (8 m de large) de l’antique voie sacrée, pavée de gros blocs de gneiss. Selon le géographe Strabon, les processions sacrées venant de la ville de Mylasa étaient conduites sur cette voie. Pour les fontaines, les tombes et les cinq forteresses qui ont été découvertes aux alentours de la route de Milas, le visiteur peut se référer aux sections respectives dans ce site web. Ces vestiges sont difficiles d’accès.