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Labraunda

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    Les ruines du stade se trouvent au sud-ouest du sanctuaire. Ce stade a été identifié par les fouilleurs suédois et les premières descriptions remontent aux années 1960. La zone n’a pas été aménagée pour accueillir des touristes, il n’est donc pas possible d’obtenir une vue d’ensemble du monument et une partie est actuellement occupée par un petit cimetière. Seules les extrémités du stade sont relativement faciles à voir.

Le mur de soutènement à l’extrémité orientale du stade.

Vu de l’Est.

    Il s’agit du seul stade en Anatolie où les blocs de départ ont été découverts à peu près à leur emplacement original bien que ces derniers se trouvent sens dessus dessous. La distance les séparant est d’environ 170 m. Il y avait probablement de l’espace pour 14 coureurs. Sur la partie nord de la piste, il y a des traces superficielles de quelques sièges taillés dans la roche pour accueillir les spectateurs.

    En ce qui concerne la datation du stade, il est probable qu’il a commencé à être utilisé vers la fin du règne de Mausole, dans les années 350 av. J.-C., lorsque la fête annuelle semble avoir été prolongée, passant d’un ou deux jours à quatre ou cinq jours. À cette époque, il est tout à fait probable que l’on ait décidé d’accroître la durée des célébrations pour inclure les concours athlétiques. C’est du moins ce que l’on suppose à la lecture de l’inscription (Labraunda III.2, 81) qui nous informe sur l’allongement de la période de festivités. D’un point de vue architectural, l’usage de grands blocs de gneiss agencés de la même manière que dans les bâtiments du sanctuaire construits sous les Hékatomnides, de même que l’étude des starting-blocks renforce une datation qui pourrait être comprise entre 350 et 300 au plus tard.

Roos, P., «  The stadion at Labraunda  », in Labraunda and Karia (Boreas 32), L. Karlsson & S. Carlsson eds., Uppsala 2011, 257-266.