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Labraunda

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    Selon Strabon (environ 63 av. J.-C. – 21 ap. J.-C.), une route pavée de presque soixante stades (à peu près 10,6 – 11,6 km), appelée la Voie Sacrée, permettait aux pèlerins de relier Mylasa et Labraunda et aux ouvriers de convoyer les blocs de marbre vers le sanctuaire. L’évaluation d’Élien selon qui la route mesurait 70 stades (environ 12,4 – 13,5 km), paraît plus proche de la réalité. Une bonne partie de la route est abîmée, mais quelques sections sont encore aujourd’hui conservées. C’est en retournant vers Milas que l’on peut avoir une meilleure vue d’une portion de la route d’environ 200 m de long et jusqu’à 8 m de large. À plusieurs endroits, on remarque que la route fut surélevée à l’aide de petits murs de terrasse et qu’elle bénéficiait de drains qui lui permettaient de conserver son intégrité en cas de fortes pluies.

Une section de la Voie Sacrée près de Labraunda.

     Une portion de la voie sacrée est visible à gauche de la route moderne, à seulement une centaine de mètres de l’entrée du site. Elle est pavée avec de grands blocs de gneiss. Cette route n’a pas seulement été utilisée pour les processions rituelles, mais été également prévue pour faciliter le transport des grands blocs de marbre pour la construction des bâtiments à Labraunda, depuis les carrières situées à l’ouest de Mylasa.

Carte de la Voie Sacrée.

(J. Blid)